Face aux cancers, osons la vie !

Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique sport adapté au cancer Rdv de socio-esthétique perte de cheveux liée au cancer détente et bien-être ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer perte de cils liée au cancer maquillage des cils

Témoignages: "Ma cicatrice et moi"

{{ config.mag.article.published }} 26 septembre 2013

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}
Héloïse. Photo : Christian Kettiger

Six lectrices se dévoilent et racontent la relation souvent complexe qu’elles entretiennent avec ces traces laissées sur leur corps par la maladie.

{{ config.mag.article.warning }}

Héloïse, 16 ans, Nord

« Elle se voit bien cette cicatrice du PAC sous la clavicule, mais je m’en fiche. Je ne la cache pas. Quand on me demande ce que c’est je l’explique volontiers, je n’ai pas honte. Avoir des cicatrices, c’est avoir vécu des choses fortes, le genre de choses qui vous apprend la valeur de la vie.

J’en suis constellée depuis qu’on m’a soignée pour un carcinome ovarien très agressif. J’ai subi une douzaine d’opérations. On m’a retiré les ovaires et l’utérus. La plus grande de mes cicatrices fait 20 cm. Elle me barre le ventre, mon père la compare à un smiley (sourire). Je trouve ça mignon.

J’ai décidé que cela ne faisait pas de moi une jeune fille différente des autres… même si j’ai l’impression d’avoir la maturité d’une femme de 85 ans! »

Ruzika, 47 ans, Paris

Ruzika, 47 ans, Paris. Photo : Christian Kettiger

« On m’a retiré le mal qui s’était logé d’abord dans le côlon, puis le foie et aujourd’hui le péritoine. Trois cicatrices donc, qui sont autant de traces de lutte. Et de vie aussi, parce qu’elles me disent « va, souris et continue ».

Au départ, je les rejetais. Avant le cancer j’avais déjà une piètre image de moi, elles n’ont fait qu’empirer les choses. Je me suis détestée. Elles rendaient, aussi, toute relation intime avec un homme difficile. J’avais peur qu’il voit une femme déchirée, rafistolée.

« Et puis un soir, dans mon lit, en regardant mon ventre, j’ai enfin réalisé que, pour être bien avec moi même, il fallait que je vive en paix avec elles. Avec respect et émotion, j’ai alors posé ma main sur mon ventre. Une façon de le remercier, de remercier tout mon corps de m’avoir menée jusque là. Et j’ai enfin pu dire à mes cicatrices que je les aimais. Si je suis encore debout aujourd’hui c’est grâce à elles. Ce sont mes héroïnes à moi. »

Romane, 39 ans, Marne

Romane, 39 ans, Marne. Photo : Christian Kettiger

« Quand on m’a posé la prothèse à la place du sein qu’on m’avait retiré, je n’ai pas réussi à voir autre chose qu’un volume qui faisait office de. Le tatouage du téton a encore plus accentué cet aspect factice. J’avais l’impression qu’on m’avait collé une gommette. Ce n’était pas possible. Une amie m’a alors conseillée de me faire faire un vrai tatouage par dessus.

C’était une chance de rendre joli un moment de ma vie qui ne l’était pas. J’ai choisi une fleur de Lotus parce que c’est le symbole d’une épreuve qu’on a surmontée. Elle a été dessinée spécialement pour moi par le tatoueur, elle est donc unique. Aujourd’hui j’ai un sein naturel, un autre « artistique ». Ça me va très bien ! »

Véronique, 49 ans, Drôme

Véronique, 49 ans, Drôme. Photo : Christian Kettiger

« Quand le docteur m’a dit qu’il fallait faire l’ablation des ovaires, je l’ai accepté sans problème. L’idée d’avoir le cancer en moi m’était insupportable, je voulais qu’on m’en débarrasse. L’intervention a eu lieu en 2012, et je me suis réveillée avec cette cicatrice… Je n’ai jamais pu la toucher. Je ne la savonne pas sous la douche, je n’y passe pas de crème. Je l’évite. Elle a réveillé quelque chose de très profond.

« Au long de ma vie, j’ai souvent été blessée dans ma féminité et ça se greffe là maintenant. Et puis tous les jours, elle me rappelle que les choses peuvent basculer, que je suis en stand by parce que la récidive est toujours possible. Du coup, j’entreprends plein de choses, par peur de ne pas avoir le temps de les faire. Je n’arrive pas à passer à autre chose. Cette cicatrice est dans mon âme. »

Nadia, 41 ans, Hauts-de-Seine

Nadia, 41 ans, Haut-de-Seine. Photo : Christian Kettiger

« Avant cette marque était celle de la mastectomie. Maintenant quand je la regarde, je vois le symbole du combat que j’ai mené et gagné. Alors, j’en suis fière aujourd’hui. J’ai eu une reconstruction par Diep, soit cinq opérations. Mon corps est un pachwork mais c’était le prix à payer pour que le résultat soit beau et complètement naturel. Cette cicatrice est aussi longue que mon parcours. Elle en signe la fin, et le début de ma nouvelle vie.

Ça fait sept ans maintenant, et je n’ai pas vu le temps passer! Dans l’intervalle, je me suis marié avec le père de mes deux enfants. J’ai perdu du poids, retrouvé la silhouette que j’avais plus jeune et qui va avec ma poitrine. Je revis. Ce qu’elle dit de moi? Que je suis une survivante, une femme qui croque la vie. »

Lydie, 30 ans, Pas-de-Calais

Lydie, 30 ans, Pas-de-Calais. Photo : Christian Kettiger

« À la base du cou, je garde la trace d’une biopsie faite sur le ganglion en janvier 2012. C’est ce qui a révélé un lymphome de Hodgkin. Qu’est-ce que j’ai pu pleurer sur cette cicatrice! L’idée de l’avoir à vie était si… bizarre. Et puis elle était boursouflée, disgracieuse, et surtout très douloureuse. Elle m’empêchait de bouger librement. Longtemps ses quatre centimètres ont concentré mes craintes et mes peurs sur l’issue de cette histoire.

Mon regard a changé quand on m’a annoncé que j’étais en rémission, en octobre 2012… Aujourd’hui je ne dirais pas que je la trouve jolie, ce serait un grand mot, mais elle ne me gêne plus, elle se confond avec ma peau. On dirait qu’on est nées ensemble. Et c’est ensemble qu’on avance maintenant. »


{{ config.mag.team }}

La rédaction de Rose magazine

Reconstruction mammaireTémoignages

« J’ai choisi la reconstruction à plat » – Pour Aurore, c’est une libération

Le cancer conduit parfois à l’ablation d’un ou des deux seins. Et après ? Après la mastectomie totale de son sein gauche, en 2017, Aurore a souhaité qu’on lui retire aussi son sein sain afin d’avoir un buste parfaitement plat. Elle préfère dire “aérodynamique“...

Cancers métastatiques {{ config.podcast.label }}

Osons la vie – Rosy accepte de vivre avec un cancer dont elle ne guérira pas

Rosy est atteinte d’un cancer métastatique. Une maladie dont elle ne guérira jamais. Pourtant, elle décide de ne rien lâcher : ni son travail, ni ses voyages, et encore moins sa moto ! Entre périodes de récidive et de rémission, elle apprend à "vivre avec" et à penser à l'avenir, malgré tout.

Reconstruction mammaireTémoignages

« J’ai choisi la reconstruction à plat » – Pour Nathalie, c’est reprendre confiance en soi

Le cancer conduit parfois à l’ablation d’un ou des deux seins. Et après ? Après la mastectomie totale de son sein droit, en 2023, Nathalie n’a souhaité qu’une chose : qu’on lui fasse une cicatrice « discrète et plate ». Depuis cette opération, finis les complexes !

HormonothérapieTout savoir sur

Tout savoir sur l’hormonothérapie

L’hormonothérapie permet de réduire le risque de récidives des cancers hormono-dépendants, notamment après un cancer du sein. Comment ça marche, qui peut en bénéficier, quels sont les effets secondaires ? On fait le point.

10 mars 2025

{{ config.event.all }}
BeautéAtelier

Notre socio-esthéticienne répond à vos questions !

11 avril 2025 • 14h00 - 15h00

"Les traitements contre le cancer ont fragilisé et marqué votre peau ? Vous avez besoin de conseils personnalisés ? Lors de cet atelier collectif, Prescilia, notre socio-esthéticienne, prendra le temps de répondre à toutes vos questions et vous apportera des solutions sur mesure pour apaiser votre peau. Info pratique: Si vous n'êtes jamais venue à la Maison RoseUp Paris, merci de prendre rendez-vous pour effectuer votre entretien de première rencontre auprès de notre équipe avant toute inscription à un atelier."

BeautéAtelier

Atelier : création de patch contour des yeux

18 avril 2025 • 15h30 - 16h30

Votre regard est fatigué ? Vous vous demandez comment atténuer vos cernes ? Prescilia, socio-esthéticienne, vous propose un atelier créatif durant lequel vous réaliserez vous-même un patch contour des yeux pour illuminer votre regard.

Vie sentimentale et sexualité

Consultation individuelle sexo

24 avril 2025 • 10h30 - 11h00

Venez discuter de vos problématiques, sans tabou, avec notre sexologue, Justine Henrion. Elle vous donnera de précieux conseils pour renouer avec votre corps et vivre une sexualité plus épanouie.

Vie sentimentale et sexualité

Consultation individuelle sexo

24 avril 2025 • 11h00 - 11h30

Venez discuter de vos problématiques, sans tabou, avec notre sexologue, Justine Henrion. Elle vous donnera de précieux conseils pour renouer avec votre corps et vivre une sexualité plus épanouie.