Face aux cancers, osons la vie !

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« Des oursins dans le vagin ». Épisode 4 : Le jour J !

{{ config.mag.article.published }} 22 mars 2019

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Anne a 46 ans et en rémission d'un cancer du sein triple négatif depuis 8 ans. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ou presque. A cause des effets secondaires des traitements, impossible pour elle d'avoir des rapports sexuels sans douleur. Folle amoureuse de son mari, la quadra n'est pas prête à se résigner et court après les spécialistes. Mais leur verdict semble sans appel : il n'y a aucune solution à son malheur. Vraiment ? Elle nous raconte ses pérégrinations...

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Résumé des épisodes précédents : Anne lutte depuis 8 ans pour trouver une solution à sa sécheresse vaginale qui lui interdit tout rapport sexuel. À la suite d’un ultime appel à l’aide envoyé à RoseUp, elle découvre un traitement qui pourra, elle l’espère, résoudre enfin son problème : l’injection vulvaire d’acide hyaluronique.


8h00. Le réveil sonne. Entre le stress et le bruit, je n’ai pas beaucoup dormi. Je saute sous la douche, je me mets un peu de musique et je sors la fameuse crème anesthésiante … Et là, catastrophe ! Je fais une réaction (il faut savoir que quand vous lisez les contres indications d’un médicament, et qu’il y a marqué 1 personne sur 1000, et bien cette personne c’est moi !). Donc ça me brûle, heureusement le Dr Sabban Serfati m’avait dit d’en mettre un tout petit peu avant pour voir si je le supporterai – clairement la lidocaïne et moi-même nous n’allons pas être copines !

Malgré ce désagrément (mais j’en ai vu d’autres) je m’engouffre dans le métro direction pour aller au cabinet – avec autant de stress que d’excitation.

10h15 : me voici dans la salle d’attente. L’ambiance y est paisible et rassurante, je me love dans le canapé, me sers un verre d’eau et commence à lire une plaquette sur le fameux produit que l’on va m’injecter dans quelques minutes. La secrétaire m’invite à me lever et le docteur me reçoit avec le sourire. Mon stress retombe. C’est le moment.

Le masque qui fait « planer »

Comme je n’ai pas pu m’enduire de crème anesthésiante, elle va aller doucement pour ne pas me faire mal : elle m’explique que je vais devoir inspirer dans le masque un produit qui va me détendre – et elle pourra alors commencer la piqure anesthésiante.

Alors, le masque, au début on a peur de trop respirer – et on se sent un peu partir. Très vite, on comprend que c’est bon de se laisser aller. Le docteur commence l’anesthésie : ce n’est pas agréable, mais ce n’est pas non plus douloureux. Petit à petit, la gynécologue anesthésie toute la vulve – en même temps, elle discute, explique, très rassurante – très à l’écoute aussi. Puis, une fois la zone bien anesthésiée, elle me montre à l’aide d’un miroir l’état de mon abricot devenu bien sec ! Effectivement ce n’est pas top. Elle commence alors l’injection de l’acide hyaluronique. Je suis quand même très abimée par les 8 ans qui viennent de s’écouler – donc malgré l’anesthésie, lorsque le médecin masse pour faire pénétrer le produit, cela me fait mal. D’autant qu’il faut masser fermement pour que le produit pénètre bien; elle me demande de reprendre le miroir pour que je vois le massage et là – incroyable – la peau est déjà repulpée et elle peut masser les zones qui étaient trop contractées et atrophiées au début et qu’elle ne pouvait même pas toucher !

« Un vagin tout neuf ! »

Voilà c’est terminé, elle me dit de rester un peu allongée le temps que le gaz du masque s’estompe un peu. Oui, c’est vrai, je plane et il est plus sage d’attendre plutôt que de m’effondrer, sans culotte, dans le cabinet ! Quelques instants plus tard, je peux me rhabiller. J’ai un peu la tête qui tourne – l’émotion, le stress, le masque, tout se mélange. On discute de ce qu’il va se passer par la suite : pas le droit de prendre de bains avant 4 jours, pas de rapports sexuels tout de suite (bah ça va ça fait 8 ans que j’attends, ça peut patienter encore un peu) – ne pas hésiter à acheter une crème pour m’enduire avant les rapports, mais elle pense que ça ne sera pas utile, mon corps a très bien réagi au produit… Ça devrait aller et je vais avoir un « vagin tout neuf » !

On va se revoir dans 6 mois, si jamais j’avais les douleurs qui revenaient avant, il ne faudrait pas attendre et la rappeler pour faire une autre injection. Je suis un peu désorientée, je ne sais pas si c’est le masque ou les émotions qui me submergent mais elle me propose d’aller boire un petit chocolat chaud en salle d’attente et de me reposer un peu avant de repartir…

Le douloureux réveil de l’abricot…

Voilà. Je suis dans la rue. Je téléphone à mon mari puis à ma maman pour leur raconter. Et là je fonds en larme, clairement un trop plein d’émotions : je me dis que si ça marche ce sera formidable et inespéré mais si jamais cela ne marchait pas ?!

En fin d’après-midi, plus du tout d’anesthésie et je commence à avoir mal. Cela me tire, mais je ne suis pas inquiète : j’ai la peau qui est très fragile, le moindre coup et je « marque ». Donc, là, forcement entre les piqûres et les massages pour le produit, nous pouvons dire que le réveil de l’abricot est douloureux.

Aujourd’hui j’écris de chez moi et j’avoue que durant une bonne semaine ça a été aïe-aïe-aïe. Les bleus ont mis du temps à partir, mais je sens déjà que ce n’est plus pareil – je n’ai plus de sensation d’oursins, ni de brûlure quand je vais aux toilettes, ni de frottements désagréables !

Quelques jours après les bleus sont enfin partis mais mon mari aussi, bon pas pour longtemps pour 3 semaines donc il va falloir attendre un peu pour le test câlin ! À son retour, j’espère que je pourrai vous envoyer le (court) cinquième épisode de cette saga. Sans rentrer dans les détails, juste vous dire si l’espoir n’était pas vain…

À LIRE : Retrouvez tous les épisodes de notre série « Des oursins dans le vagin »


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Emilie Groyer

Rédactrice en chef du site web de Rose magazine. Titulaire d'un doctorat en biologie, Emilie a travaillé 10 ans dans le domaine des brevets en biotechnologie avant d'opérer une reconversion dans le journalisme. Elle intègre la rédaction de Rose magazine en 2018. Sa spécialité : vulgariser des sujets scientifiques pointus pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

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