Face aux cancers, osons la vie !

Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique sport adapté au cancer Rdv de socio-esthétique perte de cheveux liée au cancer détente et bien-être ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer perte de cils liée au cancer maquillage des cils

Dépistage du cancer colorectal : bientôt la fin de la coloscopie ?

{{ config.mag.article.published }} 5 avril 2018

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}
Intestine issues medical concept. Photo of female doctor, empty space.

Vous êtes à haut risque de cancer colorectal ? Le CHU de Lyon recherche 3000 patients pour évaluer des alternatives à la coloscopie.

{{ config.mag.article.warning }}

Chaque année, plus de 40 000 nouveaux cas de cancers colorectaux surviennent en France. Parmi eux, 5 % concernent des patients « dits à très haut risque », qui présentent une prédisposition génétique à cette maladie. Quand dans une famille une personne est touchée, ses proches (parents, enfants, frères et sœurs) courent un risque supérieur à la normale de le développer aussi. D’où l’importance d’un dépistage fréquent et ciblé.

Si la sécurité sociale invite tous les Français, à partir de 50 ans, à faire un dépistage simple et non invasif (un test immunologique fécal visant à détecter la présence de sang dans un prélèvement de selles), les personnes à haut risque, elles, doivent plutôt réaliser une coloscopie, un examen qui permet d’étudier la paroi interne de la totalité du côlon (gros intestin) dès l’âge de 45 ans. Or, seuls 40% d’entre elles la font… alors que cette population peut atteindre un risque de cancer de 20% (4 à 5% pour la population normale). Pourquoi ? Essentiellement parce qu’elles redoutent cet examen peu confortable qui explore l’une des parties les plus intimes du corps, même s’il est réalisé sous anesthésie générale.

Une étude pourrait changer la donne

Lancée par les Hospices civils de Lyon, l’étude FAMCAP1 pourrait changer la donne. Cette étude d’envergure sur plus de 3000 patients à risque de cancer colorectal a pour objectif d’évaluer l’efficacité de 2 tests de prévention peu invasifs : la vidéocapsule colique (une caméra-gélule avalée qui réalise un film du côlon sans anesthésie générale)
 et le test immunologique fécal utilisé pour le dépistage habituel.

Objectif de l’étude ? Évaluer la fréquence idéale et le seuil de détection optimal pour les personnes à haut risque. Par la suite, il sera possible de proposer ces deux méthodes sans anesthésie pour le dépistage de la population à haut risque, à minima les proches, des 42 000 personnes souffrant d’un cancer du côlon. Si vous faites partie d’une famille à risque de cancer colorectal, que vous avez plus de 45 ans et que vous n’avez jamais effectué de dépistage du cancer colorectal, vous pouvez prendre part à cette étude2.

Au total, 3250 personnes seront incluses dans cette étude multicentrique (le recrutement des patients est encore en cours), dont les Hospices Civils de Lyon sont les investigateurs principaux, avec 19 autres centres3 ; elles seront réparties en trois groupes par tirage au sort : un groupe coloscopie, un groupe vidéocapsule et un groupe test immunologique. Toutes les personnes bénéficieront d’une coloscopie de contrôle à la fin de l’étude, pour ne laisser passer aucun cancer débutant.

Seul bémol : il faudra patienter jusqu’en 2024 pour connaître les résultats.

Mis à jour le 26 février 2019

1. FAMCAP : Efficacité de la coloscopie, de la capsule colique et du test immunologique fécal pour le dépistage du cancer colorectal en population à haut risque : un essai contrôlé randomisé
2. Pour participer à cette étude, contactez chloe.chavignon@chu-lyon.fr
3. CHU de Besançon, Bordeaux, Brest, Dijon, Limoges, Nantes, Nice, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse, le CH d’Avignon, le CHI de Créteil, les hôpitaux Cochin, Avicenne et Saint Antoine (Paris) et l’hôpital de la Timone (Marseille). Les centres actuellement actifs sont ceux de Bordeaux, Brest, Lyon, Nantes, Saint-Etienne, Créteil et Avicenne.


{{ config.mag.team }}

La rédaction de Rose magazine

Recherche et essais cliniques {{ config.replay.label }}

Replay Webinaire médical – Tout savoir sur les cancers colorectaux

Comment on les dépiste ? Quels sont les symptômes qui doivent alerter ? Existe-t-il des formes héréditaires ? Quels sont les traitements actuels ? C'est quoi une stomie ?...

5 mars 2025

ChirurgieTémoignages

Avec ma stomie : Anne lui a donné un petit nom

Anne vit avec une colostomie depuis 2017 à cause d’un cancer colorectal. Elle lui a donné un prénom. Cela aide l'Alsacienne et son entourage à dédramatiser et communiquer autour du handicap.

Recherche et essais cliniquesActualité

ESMO 2024. Ce qu’il faut retenir des dernières avancées en oncologie

Comme chaque année, de nouveaux traitements contre le cancer sont présentés au congrès européen de l'ESMO. On décrypte pour vous ceux qui vont changer la prise en charge des patients.

20 septembre 2024

ParentalitéInterviews d'experts

Cancers héréditaires et sélection d’embryon : que dit la loi ?

Être porteur d’une mutation prédisposant au cancer, c’est vivre avec la peur de la transmettre à ses enfants. Le diagnostic pré-implantatoire (DPI), en permettant de sélectionner les embryons exempts du gène défaillant, permet d’écarter ce risque. Est-il ouvert à tous les cancers héréditaires ? Comment peut-on en bénéficier ? Le Dr Céline Moutou, Présidente de la Société Française de Diagnostic Préimplantatoire, nous aide à y voir plus clair.

13 mai 2024