Face aux cancers, osons la vie !

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Avoir un cancer et se raser le crâne ? "C’est ma tête et je l’assume"

{{ config.mag.article.published }} 25 juin 2015

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Caroline conserve précieusement une mèche de cheveux de plus d’un mètre. ©Patrick Swirc

Confrontées à l'alopécie (perte de cheveux), un jour, elles ont dû tout raser. Étape difficile, finalement bien surmontée. Portraits et témoignages.

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Caroline, 32 ans

J’ai toujours eu de très, très longs cheveux, en bas des cuisses, donc j’appréhendais de les raser… Je les ai d’abord fait couper au carré, puis j’ai eu une coupe à la garçonne. Et, pour finir, tondeuse. J’ai moi-même coupé une première mèche de plus d’un mètre que je conserve dans du papier de soie, dans ma table de chevet. Ça me donne moins l’impression d’avoir « perdu«  mes cheveux: je sais où ils sont. J’ai tout de suite opté pour des turbans et on ne m’a jamais autant dit qu’on me trouvait jolie! J’avais peur de ne pas réussir à me regarder ou toucher mon crâne, mais finalement je m’y suis vite habituée. Tout va très bien, merci!

Alice, 23 ans

Alice s’est fait couper les cheveux avant de commencer le traitement. ©Patrick Swirc

Avant de commencer le traitement, j’ai coupé tout court mes longs-tant-adorés cheveux blonds pour me préparer au changement. J’ai fait venir une coiffeuse à domicile et demandé à une amie chère d’être là aussi. Du coup, ça a été assez facile à vivre. Mais, dix jours après ma première chimio, j’ai commencé à perdre mes cheveux. Cela devenait tellement éprouvant moralement et physiquement que j’ai vite décidé de me les faire raser. L’une des étapes les plus difficiles de mon combat… Je n’oublierai jamais ce jour. J’ai dit à mes brosses à cheveux: « On se revoit dans neuf mois!«  et j’ai mis un foulard. Finalement, je me suis tout de suite sentie très à l’aise avec ma nouvelle tête! Je changeais tous les jours de foulard en fonction de la météo, de mes habits et de mon humeur! Ils étaient devenus de véritables accessoires de mode (alors que ma perruque est restée dans son carton). Maintenant, mes petits cheveux ont bien repoussé et je ne porte plus de foulards. Pourtant, j’y reste très attachée. Ils étaient ma carapace, ma protection durant ces quelques mois.

Anne, 26 ans

Depuis son alopécie, Anne est sans cesse comparée à Natalie Portman. ©Patrick Swirc

J’avais les cheveux noirs, aux épaules. Dès le début du traitement, je me suis fait faire une coupe au bol. Mais, un soir, j’ai constaté que mes cheveux tombaient par poignées. Panique… Mon frère a alors pris l’initiative de me raser la tête, au sabot 3 pour ne pas trop me choquer. Je pleurais. Puis, en nous regardant dans le miroir, nous avons éclaté de rire: de vrais jumeaux ! En plus, tout le monde trouvait que je ressemblais à Natalie Portman dans Vendetta. Joli compliment! Très vite, malgré tout, il a vraiment fallu raser. J’ai beaucoup pleuré. Je ne quittais pas le turban de l’hôpital. Ensuite, j’ai commencé à me montrer tête nue devant mon père, puis un ami, et finalement tous ceux qui venaient me voir. Je ne portais le foulard que dehors ou quand je craignais de choquer. Je ne voulais pas de perruque. Depuis ma rémission, mes cheveux ont repoussé. Je m’amuse à les raser sur les côtés, style iroquois, en attendant de pouvoir faire mieux. Récemment, dans la rue, des écoliers se sont exclamés en me voyant « Ouah, j’adore la coupe de la fille!«  Ça m’a fait sourire.

Estelle, 32 ans

Estelle n’a jamais porté sa perruque, elle a préféré le foulard. ©Patrick Swirc

J’avais les cheveux châtain foncé et mi-longs. Je les ai d’abord fait couper à la garçonne pour habituer mon entourage, spécialement mes enfants et mon nouveau compagnon. Comme ma nouvelle tête plaisait bien, j’ai acheté une perruque identique. Après ma première chimio, mes cheveux sont tombés par poignées, mais je reculais le moment de les raser. Quand je me suis décidée, j’ai demandé à ma mère et à mes enfants d’être présents. Et, pour que ce moment ne soit pas triste, j’ai voulu que tout le monde participe. Ensuite, j’ai rangé une mèche dans un petit sachet et j’ai ressenti un énorme soulagement: je n’étais plus obligée de faire attention au peu de cheveux qui me restaient. Étonnamment, je n’ai jamais porté ma perruque. J’ai préféré le foulard, peut-être pour ne pas cacher ma maladie, finalement. Après la fin des chimios, mes cheveux ont repoussé. Et grâce à ma petite mèche témoin, j’ai constaté qu’ils avaient changé de couleur. Et que je tenais ma revanche sur ce cancer car la repousse donne un immense espoir.

Bénédicte, 39 ans

Bénédicte se sent bien avec sa nouvelle identité physique. ©Patrick Swirc

J’avais les cheveux longs jusqu’au bas des épaules. Puis, quand on a commencé à distinguer mon crâne par endroits, je les ai fait couper court. Cela me permettait de voir à quoi je ressemblerai quelques mois après la fin des traitements! Environ huit jours plus tard, mon crâne s’est mis à me faire atrocement souffrir. Je ne supportais plus aucun contact. Une amie est venue chez moi et nous avons tout rasé. Contre toute attente, ça a été un soulagement immédiat. Enfin, mon crâne respirait! Sur mes cinq enfants, seule ma fille a pleuré… Je ressemblais à G.I. Joe, mais, au fond, c’était normal, puisque je venais d’enfiler mon habit de combat. Depuis, je ne porte que des foulards à l’extérieur et rien chez moi. J’assume ma tête, c’est mon identité du moment.

Patricia, 51 ans

Avant le traitement, Patricia avait de longs cheveux bruns frisés. ©Patrick Swirc

J’avais les cheveux bruns, frisés et longs jusqu’à mi-dos. Juste avant ma première chimio, je me les suis fait couper aux épaules. Mais, la veille de la seconde, j’ai vu que je les perdais de manière dramatique. J’ai appelé une coiffeuse à domicile. Elle a coupé un peu partout, en me demandant si cela allait. J’ai répondu oui. Alors, elle a pris sa tondeuse et j’ai eu l’impression qu’elle pleurait. Quand elle a eu terminé, j’ai vu tous mes cheveux par terre et je lui ai dit: « Si cela ne vous ennuie pas, je voudrais me regarder dans la glace tant que vous êtes là.«  Elle m’a dit « d’accord« , un peu réticente. J’ai trouvé que je ressemblais à un G.I., ou bien aux femmes tondues en 1945. Mais j’aimais bien ma tête. Elle m’a dit: « Alors ?  » J’ai répondu: « Alors ça va.«  Soulagée, elle m’a confié qu’elle avait passé une très mauvaise soirée la veille à l’idée de ce qu’elle allait me faire. Après son départ, j’ai ramassé quelques mèches, je les ai mises dans une pochette que j’ai glissée dans le tiroir de ma table de nuit, puis j’ai pris une photo des cheveux qui restaient par terre.

 


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Béatrice Lorant

Ancienne rédactrice en chef de Rose magazine

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