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L’atrophie vaginale : késako ?

{{ config.mag.article.published }} 22 mars 2019

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Synonyme de douleurs sexuelles et urinaires insupportables, l'atrophie vaginale est encore un sujet tabou pour les femmes et comme pour les gynécologues. Mais au fait, c'est quoi au juste ? Son origine, son mécanisme mais aussi ses solutions, on fait le point.

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Pour comprendre ce qu’est l’atrophie vaginale et comment elle s’installe, il faut se pencher sur un sujet souvent tabou : le vagin. Inutile pour cela de partir dans un long monologue, le rappel de quelques bases sera suffisant.

Un tissu musculo-muqueux

Le vagin est tapissé d’une muqueuse dont la lubrification est assurée par des glandes situées à l’entrée du col de l’utérus et dans la vulve, de part et d’autre de l’ouverture du vagin. Leurs sécrétions assurent le « nettoyage » de la cavité vaginale : elles permettent d’éliminer les cellules mortes et les éventuelles « mauvaises » bactéries.

Le vagin est également un muscle. Pour maintenir son élasticité, son épaisseur et sa solidité, ce tissu a besoin d’énergie, apportée notamment par le glycogène. Ce sucre est aussi l’aliment favori des « bonnes bactéries » de la flore vaginale qui le transforment en acide lactique. Cette acidification est essentielle pour empêcher les bactéries pathogènes de se développer.

Un vagin affamé

La lubrification et l’élasticité sont contrôlées principalement par l’œstrogène produite majoritairement par les ovaires. C’est quand cette hormone vient à manquer que les choses se gâtent. Cette privation hormonale arrive progressivement et de façon naturelle avec la ménopause. Mais elle peut également être plus brutale lorsqu’elle est provoquée par des traitements anti-cancer, comme l’ablation des ovaires ou l’hormonothérapie qui bloque artificiellement sa production.

Le vagin est alors « affamé ». Sa muqueuse se dessèche : on parle de sécheresse vaginale. Avec le temps, son muscle perd son glycogène et devient moins élastique, plus fragile. La flore vaginale est, à son tour, sous-alimentée et n’assure plus son rôle protecteur contre les infections. La cavité vaginale devient plus étroite, plus courte : c’est l’atrophie. Concrètement, cela se traduit par des irritations ou des brûlures, des douleurs lors de la pénétration (dyspareunie) qui rendent parfois les rapports sexuels impossibles, des cystites à répétition…

Des solutions existent

Si environ 40 % des femmes naturellement ménopausées souffrent d’atrophie vaginale, ce chiffre grimpe à 70% chez les femmes ayant traversé un cancer du sein1. Et parce que le développement de ce cancer dépend fortement des hormones sexuelles (on dit qu’il est hormonodépendant), ces femmes ne pourront pas recevoir de traitements hormonaux substitutifs, références en la matière.

Heureusement, des solutions existent. Lorsque la sécheresse est modérée, des gels lubrifiants et autres ovules non hormonaux peuvent la soulager. En revanche lorsqu’elle a évolué en atrophie, il faudra recourir à des procédés plus invasifs mais indolores comme le lipofilling, l’injection d’acide hyaluronique ou le laser MonaLisa Touch. Des traitements encore trop peu connus des femmes et même des gynécologues.

Emilie Groyer

1. Lester et al. Atrophic vaginitis in breast cancer survivors: A difficult survivorship issue. Journal of Personalized Medecine. 2015, 5 : 50-66. Etude citée dans l’avis de la HAS sur le Replens, mai 2017


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Emilie Groyer

Rédactrice en chef du site web de Rose magazine. Titulaire d'un doctorat en biologie, Emilie a travaillé 10 ans dans le domaine des brevets en biotechnologie avant d'opérer une reconversion dans le journalisme. Elle intègre la rédaction de Rose magazine en 2018. Sa spécialité : vulgariser des sujets scientifiques pointus pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

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